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L' association 60 Millions de Piétons remercie les Députés Lauriane Rossi et Pacôme Rupin

Loi d'Orientation des Mobilités (LOM), interventions dans l'hémicycle de l'Assemblée Nationale le 7 juin 2019

19 juin 2019

Madame la Députée Lauriane Rossi, Monsieur le Député Pacôme Rupin,

L’association 60 Millions de Piétons que j’ai l’honneur de présider vous remercie de votre intervention dans l’hémicycle de l’ Assemblée Nationale en faveur de nos demandes à la sécurisation des piétons sur les trottoirs, passages piétons et plus particulièrement à la définition du trottoir dans le Code de la route à l’article R110-2.

Pour votre information, hier mardi 18 juin, avec mes deux collègues nous avons été reçus au Ministère des Transports par la Conseillère en charge des nouvelles mobilités auprès de la Ministre, Madame Elisabeth Borne.

Nous avons défendu la sanctuarisation et la définition du trottoir en demandant d’apporter des modifications au projet de décret à paraître courant septembre prochain.

Visiblement, je le regrette, la Commission et la Ministre souhaitent laisser la liberté et la responsabilité aux maires à déroger à l’interdiction de la circulation des EDPM sur les trottoirs dans certains cas de trottoirs larges.

En ma qualité d’ancien élu, je sais pertinemment que les maires subissent une pression de leurs administrés qui va généralement à l’encontre des règles édictées par le Code de la route et cèdent facilement aux revendications des citoyens/électeurs au détriment de la sécurité des usagers vulnérables, chacun voulant son propre Code de la route.

Aujourd’hui le constat est édifiant, les cyclistes, les conducteurs de deux-roues motorisés circulent et stationnent en toute impunité sur les trottoirs au détriment de la sécurité des piétons, des personnes en situation de handicap visuel, auditif et autres, des enfants, des parents avec poussette et des personne âgées. Le vieillissement de la population est avéré.

Le stationnement sauvage des automobiles sur le trottoir n’est pas combattu ni sanctionné par les maires. Certains, en Ile de France et en régions,  aménagent du stationnement automobile à cheval sur trottoir et chaussée, matérialisé à la peinture blanche, contraire aux règles édictées par le Code de la route entièrement modifié le 1er juin 2001, cf. au courrier du Ministère de l’Intérieur que je vous ai donné lors de notre rencontre le 13 mai et 27 mai dernier. Bien souvent les piétons ont l’obligation de marcher sur la chaussée, ces élus ont inventé le Code de la route à l’envers. En outre ils ne respectent pas la loi sur l’accessibilité dite loi handicap du 11 février 2005, du Plan d’Accessibilité de la Voirie et des Espaces publics (PAVE), (décret du 21 décembre 2006 et de l’arrêté du 15 janvier 2007).

Sans oublier les pistes cyclables aménagées sur les trottoirs. Le trottoir est vraiment devenu une variable d’ajustement.

En 2018 j’ai rédigé une trentaine de courriers à des maires pour dénoncer des aménagements non conformes à la réglementation, un seul m’a répondu en s’engageant à rectifier et se mettre en conformité pour assurer la sécurité des piétons, cela dénote bien le peu de considération à la cause piétonne.

Enfin, je déplore le manque de courage de l’autorité gouvernementale à ne pas vouloir sécuriser la « Mobilité piétonne ».

Je vous renouvelle mes sincères remerciements.

Je vous prie de bien vouloir agréer, Madame la Députée, Monsieur le Député, l'expression de ma haute considération.

               Gérard FOUCAULT

Président de l’association nationale

Visionnez la vidéo de l'intervention des deux députés  (Allez à 1 heure et 28 minutes jusqu’à 2 heures et 21 minutes.)

A savoir :

la responsabilité personnelle des Maires serait engagée en cas d’accident sur des trottoirs pour ceux qui auront autorisé par arrêté l’autorisation de circulation pour les trottinettes électriques ou les vélos. Aucune grande ville européenne ne s’est engagée dans cette voie dangereuse, dont Berlin, qui l’a formellement interdit il y a seulement quelques jours, alors que ses trottoirs sont plus larges que partout ailleurs.